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chirurgie réparatrice rhône-alpes, reconstruction mammaire rhône-alpes
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Chirurgie plastique et réparatrice (conventionnée)

La reconstruction mammaire

La reconstruction mammaire est un procédé chirurgical qui, après l’ablation d’un sein (totale ou partielle), restaure les contours d’un sein.

Si nécessaire, une plastie du sein controlatéral peut être effectuée pour obtenir une bonne symétrie finale associée à une éventuelle retouche du sein reconstruit.


Il y a deux grands types d’interventions :

celles qui utilisent une prothèse mammaire et celles qui utilisent les propres tissus de la patiente (reconstructions autologues). Le choix dépend de la quantité et de la qualité des tissus locaux, du désir de restaurer la meilleure symétrie mammaire possible, des antécédents de radiothérapie et des contraintes engendrées par le site de prélèvement. Le chirurgien et la patiente discuteront du meilleur choix possible en fonction de ces critères.
Le Pr Mojallal propose les dernières techniques de reconstruction mammaire permettant d'obtenir un résultat naturel sans sequelles fonctionnelles

Le sein représente un élément primordial dans l’image corporelle féminine. L’amputation partielle ou totale du sein est un moment douloureux de la vie d’une femme qu’il faut accompagner avec le plus grand soin.

La reconstruction mammaire a pour objectif de reconstituer l’image corporelle. Plus le sein reconstruit est beau et naturel, plus l’intégration dans la nouvelle image corporelle se fait rapidement et facilement.

Nous proposons toutes les techniques de reconstruction mammaire allant de l’implant prothétique en silicone précédée oui ou non d’un expandeur (ballon gonflable) jusqu’aux techniques naturelles telles que le DIEP, le TMG, le MSLD et les injections de graisse (Lipofilling, Fat grafting).

En effet, le choix d’une technique se fait en fonction de plusieurs éléments tels que l’âge, la morphologie, la taille des seins, le souhait d’une augmentation ou non du sein opposé, la radiothérapie…

Tous ces éléments sont analysés et pris en considération en consultation pour finalement choisir ensemble la reconstruction la plus adaptée à chaque patiente.


Quelque soit la technique choisie, il faut compter au moins 3 interventions espacées entre elles de 4 à 6 mois:

  • La 1ère permet d’apporter du volume au niveau du sein à reconstruire
  • La 2nde réduit et/ou remonte le sein opposé tout en retravaillant le sein reconstruit
  • La 3ème consiste à faire les retouches finales et reconstruire le mamelon et l’aréole.

Les techniques de reconstruction mammaire :

DIEP


DIEP signifie Deep Inferior Epigastric artery Perforator. Il s’agit d’une reconstruction microchirurgicale du sein amputé qui utilise la peau et la graisse abdominale. Cette peau et graisse est prélevée avec la microvascularisation qui permettre la réoxygénation des tissus. Les micro-vaisseaux sont ensuite rebranchés sous microscope au niveau de la région thoraco-mammaire. Cela va donc permettre de reconstruire un sein 100% naturel.

Plusieurs conditions sont nécessaires pour pouvoir proposer cette technique : 1. La patiente doit avoir un excès de peau et de graisse du bas ventre ; 2. Un examen de type Angio-Scanner abdominal sera demandé. Cet examen va permettre de visualiser la qualité et la position des micro-vaisseaux du ventre et du thorax. Dans environ 10% des cas, l’angio-scanner montre que la reconstruction par DIEP n’est pas réalisable. La patiente ne doit pas fumer et ne doit pas avoir d’autres antécédents qui contre-indiquent cette intervention.

La reconstruction par DIEP demande un plateau technique équipé et spécialisé, ainsi que la présence de plusieurs microchirurgiens. Cette intervention dure entre 5-8h et demande au moins une hospitalisation de 7 jours. S’agissant d’un transplant microchirurgical, la reconstruction par DIEP comporte un risque d’échec de 5-7%. Cela signifie la perte totale de la reconstruction en cas d’échec avec la nécessité de recourir à d’autres techniques de reconstruction.

DIEP Lyon

Comme toutes les autres reconstructions, ce type de reconstruction nécessite plusieurs temps opératoires, en moyenne 3.

Exemples en photo

TMG


TMG signifie Transverse Musculo-cutaneus Gracilis. Il s’agit d’une technique microchirurgicale qui peut être utilisée pour la reconstruction mammaire. Cette technique emporte la peau et la graisse de la face interne de la racine de la cuisse, ainsi qu’une partie du muscle droit interne. Il s’agit d’un petit muscle du groupe des adducteurs dont sa section ne laisse aucune séquelle. La rançon cicatricielle de cette technique est une cicatrice dans le pli de l’aine avec un bénéfice secondaire qui est la disparition du bourrelet interne de la cuisse. Le principe est la technique de la reconstruction restent les mêmes que pour le DIEP ou toute autre microchirurgie. Comme pour toute reconstruction mammaire, celle ci se fait en plusieurs étapes avec la nécessité de traiter la cuisse opposée pour symétriser.

Exemples en photo

MSLD


MSLD signifie Muscle Sparing Latissimus Dorsi. Nous l’avons appelé en français le LDPM : Lambeau Dorsal à Prélèvement Minimal. Cette technique représente l’évolution logique de la technique de reconstruction mammaire par la technique du grand dorsal.

En effet, après avoir pratiqué de nombreuses années la reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal, je pense aujourd’hui, que compte tenu des progrès de la médecine, il n’est plus légitime de prendre tout le muscle grand dorsal juste pour en faire du volume. Le muscle grand dorsal est le plus le plus grand de l’organisme. Il est certain que lorsqu’il est sectionné, sa fonction est prise en charge par des muscles adjacents et que finalement les séquelles liées à son prélèvement sont minimes. Néanmoins, son prélèvement total doit rester à mon sens réservé à des cas exceptionnel de reconstructions complexes.

Le MSLD, ou la version minimale du grand dorsal emporte une petite bande musculaire d’environ 3 cm. Plus de 90% du muscle est laissé en place intacte. De plus, le nerf permettant d’innerver le muscle restant est préservé, ce qui préserve la fonction de celui-ci. Cette technique est toujours associée à un lambeau d’avancement abdominal. Cela signifie que le volume du sein reconstruit sera progressivement acquis par les différentes séances d’injection de graisse (Lipofilling, fat grafting, lipomodelage).

On pourrait alors se poser la question suivante : Etant donné que la plus grande partie du volume du sein est fait de graisse de la patiente, pourquoi ne pas se passer du prélèvement minimal du grand dorsal ? En effet, dans certaines situations, nous ne faisons QUE des injections de graisse pour reconstruire le sein. Parfois, la qualité des tissus au niveau du sein amputé puis irradié n’est pas favorable et un support bien vascularisé est nécessaire pour préparer le terrain aux injections de graisses. C’est justement dans cette situation que la technique de MSLD est recommandée. De plus, dans les cas de reconstructions bilatérales des seins, que ça soit pour cancer ou à visée prophylactique, cette technique représente une technique de choix.

Injection de graisse (Greffe graisseuse, Greffe de tissu adipeux, Lipofilling)


Il existe deux localisations de graisse chez l’Homme. La graisse intra-abdominale (autour des viscères) et la graisse sous-cutanée (sous la peau). Dans les années 1970, la lipoaspiration ou liposuction, opération qui consiste à aspirer et vider la graisse sous la peau a été décrite pour la première fois. Dès lors, les chirurgiens ont cherché à réinjecter cette graisse là où ils voulaient plus de volumes comme dans les seins ou dans les fesses. Néanmoins, cela était souvent un échec car la graisse injectée était vouée à disparaître. Il a fallu attendre 20 ans pour qu’un chirurgien américain décrive une technique avec une procédure bien définie qui permette d’avoir des résultats pérennes. C’est le Dr Sydney Coleman. Ce dernier a été invité pour la première fois en France en 1998 à Marseille par le Professeur Guy Magalon. Dès 1998, sous la direction du Docteur Jean Louis Foyatier, je me suis intéressé à cette technique. Nous avons travaillé sur le plan théorique et pratique pour défendre une thèse de spécialité en chirurgie plastique en 2003 sur la thématique de la greffe graisseuse. Nous avons publié avec le Dr Foyatier, plusieurs articles scientifiques qui restent à ce jour des références.

Depuis cette date, j’ai travaillé dans ce domaine et je me suis spécialisé dans les cellules souches que contient la graisse. J’ai collaboré avec le Dr Sydney Coleman et écrit un chapitre de son livre paru aux USA. J’ai également écris 7 chapitres sur les injections de graisses dans différentes indications dans un livre de chirurgie esthétique. Nous avons aussi élaboré de nombreux projets de recherche au sein du Laboratoire des Substituts Cutanés des HCL, sous la direction du Dr Odile Damour et Céline Auxenfans. Ces travaux ont été publiés et m’ont permis d’obtenir le diplôme de Docteur ès Sciences en plus de celui de Docteur en Médecine.

Quelque soit le nom utilisé : greffe graisseuse, injection de graisse, lipofilling, lipomodelage, etc… cette technique doit respecter certains principes pour être efficace. Ces principes sont ceux qui respectent les cellules et leur permettent de survivre et poursuivre leurs cycles de vie après être prises à un endroit pour être greffées ailleurs. C’est pour cela que je pense que le terme ‘Greffe graisseuse’ ou ‘Greffe de tissu adipeux’ sont les plus appropriés. Mais pour des raisons de marketing, certains préfèrent d’autres termes.

Aujoud’hui, il n’ya pas de chirurgie esthétique ou réparatrice où l’on n’ait pas recours à une greffe graisseuse. Car du fait de son potentiel régénérteur (contient des cellules progéniteurs), la graisse n’est plus utilisée uniquement pour faire du volume, mais également pour régénérer les tissus, réparer la peau et améliorer les zones de fibroses.

La greffe graisseuse s’applique au visage, les paupières, les tempes, les plis du sourire et les l’ovale du visage. Elle s’applique également dans les seins, pour reconstruire un sein ou pour augmenter le volume du sein ou pour traiter une malformation. Elle a aussi d’autres applications telles que l’augmentation des fesses, des mollets, le rajeunissement des mains, etc…

La greffe graisseuse peut être réalisée seule comme un traitement unique ou peut être combinée à d’autres gestes chirurgicaux du visage ou des seins.

Reconstruction de l'aréole et du mammelon


L’aréole peut être reconstruite de 3 façons :

- En réalisant une greffe de peau prise au niveau des parties génitales. Cette peau est d’une couleur plus foncée que la peau du sein ce qui permet de remplacer l’aréole. Néanmoins, cette technique laisse une cicatrice au niveau génital et la greffe de peau a tendance à se décolorer avec le temps.

- Par une dermopigmentation (tatouage). C’est la technique le plus simple et la plus rapide. Cela ne rajoute aucune cicatrice supplémentaire. Néanmoins, retrouver une couleur similaire n’est pas toujours évident et la dermopigmentaion a aussi tendance de se décolorer avec le temps. Ce geste peut être facilement renouvelé en cas de besoin.

- La culture cellulaire. Il s’agit d’une technique innovante de thérapie cellulaire dont nous sommes les promoteurs. Cette technique est aujourd’hui en cours d’évaluation. Le principe est de prélever une partie de l’aréole opposée (en générale lors de la symétrisation du sein opposé) et de mettre en culture les cellules kératinocytes et mélanocytes (qui donnent la couleur de la peau) et de remettre ces cellules sur le sein reconstruit. Pour plus de renseignements, parlez-en au Professeur Mojallal.

Reconstruction du mammelon